Questions et réponses.

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5 avril 2005. Une réponse au oui de la Confédération Européenne des Syndicats (CES).

La partie II de la constitution, Charte des droits fondamentaux, a été rédigée pour désarmer les organisations syndicales. C'est un recueil de bonnes intentions dont la réalisation pratique suppose des lois (dont l'initiative appartient à la commission) et des directives du ressort exclusif de la commission.

Il y a 22 ans les " lois Auroux " ont été votées en France et saluées par les syndicats et le parti communiste comme une avancée sociale de portée historique. Qu'en reste-t-il quand le chômage s'est imposé comme instrument de chantage patronal pour précariser l'emploi et dégrader les salaires ?

La rédaction de son préambule (début de la partie II de la constitution) dissipe d'ailleurs toute illusion sur la portée de la Charte en précisant : " la Charte sera interprétée par les juridictions de l'Union et des Etats membres en prenant dûment en considération les explications établies sous l'autorité du praesidium de la Convention qui a élaboré la Charte et mises à jour sous la responsabilité du praesidium de la Convention européenne."

Si les promesses et les pressions ont pu dévoyer certains responsables syndicaux européens, elles n'ont pas parverti le jugement du fondateur de la confédération.

Georges Debunne dit NON à la Constitution

Georges DEBUNNE est fondateur et ancien Président de la Confédération Européenne des Syndicats (CES).

Cliquez sur le lien pour lire la déclaration de George Debunne.

 

31 mars 2005. Dans le courrier du site :

C'est décidé, je suis un imbécile, je voterai NON !

On pouvait se demander s'ils* oseraient nous refaire le coup du traité de Maastricht. Eh bien, ils ont osé !

La France est donc à nouveau divisée en deux. Non pas, naïfs lecteurs, entre capitalistes, actionnaires, financiers d'un côté et salariés de l'autre, mais entre les intelligents (ceux qui voteront OUI) et les ignorants stupides et têtes en l'air (ceux qui voteront NON)

La fébrilité et l'agitation des partisans du OUI, fait à la fois plaisir et peine à voir. Plaisir, car on a vraiment l'impression que plus ils s'activent plus le NON progresse. Tels l'explorateur pris dans les sables mouvants, plus ils s'agitent, plus ils s'enfoncent. Mais on n'a certes pas envie de leur tendre une perche salvatrice. Les meilleurs propagandistes du NON sont incontestablement M. Raffarin et le baron Antoine. Il suffit de les laisser parler et agir, on se demande même s'il est bien utile d'engager la campagne pour le NON. Allez, je plaisante.

Peine à voir, car leur argumentation est finalement pitoyable. Ils s'érigent en professeurs prêts à expliquer à ces français ignares ce qu'ils doivent comprendre d'un texte dont on recommande la non lecture des chapitres essentiels ! Quel mépris et quelle arrogance ! Ce pauvre F. Hollande se retrouve dans une situation politiquement inédite qui fera n'en doutons pas l'objet d'intenses études pour les chercheurs de Science Po. : majoritaire dedans, minoritaire dehors. Le voilà contraint, flanqué de son histrion fidèle, de rameuter le ban et l'arrière ban de l'intelligentsia libéralo-réformiste, les comédiens arrivés, les philosophes de salon, les penseurs d'Etat qui l'index doctement pointé nous expliquent où se trouvent la culture et l'intelligence. Souhaitons au brillant Philippe Torreton, comédien de talent, qu'il n'ait jamais à vivre sous le régime des intermittents du spectacle concocté par le MEDEF.

Le NON conduirait à une catastrophe irrémédiable nous dit-on. Mais, qui sont ces irresponsables politiques capables d'organiser une consultation démocratique dont une des issues pourrait être cataclysmique ? Si on les* comprend bien, il n'y a qu'une seule réponse possible à la question posée. Admirable parachèvement de la pensée unique.

Les français ont compris bien des choses. Ils ont compris que ce qu'ils vivent au quotidien : les délocalisations, la casse du système de santé, la démolition des services publics, la destruction des retraites, la précarisation croissante non seulement de l'emploi, mais des conditions de vie mêmes ne sont rien d'autre que la mise en œuvre des principes ultra libéraux contenus dans le projet constitutionnels.

Belle clairvoyance politique.

Je suis décidemment fier d'être un imbécile.

 

G. Chouteau

Professeur (imbécile) émérite à l'université Joseph Fourier Grenoble

* : Pour des raison de concision l'astérisque désigne les promoteurs du OUI (je me garderais bien d'amalgamer les électeurs qui voteront OUI sincèrement en pensant à la construction européenne et les politiques qui tentent de faire passer la pilule libérale en douce.)

 

 

14 mars 2005. NE MANQUEZ PAS LE JEU QUIZZ.

Voici un questionnaire indispensable à qui veut tester ses connaissances sur la constitution européenne et les états membres de l'union européenne.

Cliquez sur le lien Jeu Quizz

 

11 mars 2005.

Question : qui a fait les déclarations suivantes ?

Une Constitution, c'est un choix de vie commune, mais pas le choix d'une idéologie commune. Nous ne pouvons pas laisser la Banque centrale européenne seule mener la politique économique de l'Europe, pas plus qu'on ne peut laisser les Etats seuls – et on en voit aujourd'hui toutes les contradictions – déterminer leur politique budgétaire sans considération aucune de l'intérêt commun

Nous avons réalisé le rêve européen de l'après-guerre, nous avons réunifié le continent européen, ce projet-là est accompli. Il faut, aujourd'hui, une Europe plus volontariste et plus solidaire. C'est pourquoi la future Constitution européenne doit être, de ce point de vue, la plus ouverte possible, avec des mécanismes de révision permettant une avant-garde pour aller plus loin en matière économique et sociale

Ce serait le pire service à rendre à l'idée européenne que d'en faire l'instrument de la libéralisation des services publics. La future Constitution doit poser une base juridique claire pour la production et le développement des services publics.

Réponse : François Hollande dans un entretien paru dans Le Figaro daté du 11 octobre 2003.

On trouvera le texte complet sur le site www.psinfo.net. Cliquer sur entretien puis, dans le menu déroulant sur François Hollande, puis sur 2003.

Quant aux critiques valables en 2003, aucune n'a été prise en compte dans le texte de 2005.

Le choix de la constitution est idéologique : c'est le néolibéralisme. Et la banque centrale reste soustraite à tout contrôle politique de l'Union européenne.

Les mécanismes de révision de la constitution sont verrouillés par l'exigence de l'unanimité des états membres de l'union européenne.

La libéralisation des services publics est plus que jamais a l'ordre du jour à travers la notion de service d'intérêt public qui peut évidemment être confié à une entreprise privée.